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Depuis trois ans et demi, Bojan Dimic assiste à la renaissance du Servette FC. Arrivé comme responsable des talents, il a ensuite occupé les postes d’adjoint, d’entraîneur de la première équipe avant de redevenir adjoint à l’arrivée d’Alain Geiger. Il se livre sur le début de saison des Grenat et sur le chemin parcouru par son club.


Comment analyses-tu ce début de saison ?

Un bon début de championnat, très encourageant ! Nous avons réussi à garder notre bonne qualité de jeu. Nous gardons, avec le coach, les mêmes principes et les mêmes bases de jeu qui ont fait notre succès la saison dernière. Le public est content, que ce soit le nôtre et même dans les stades que nous découvrons à l’extérieur.

Vous êtes allés à Bâle et à Berne jusqu’à présent. Comment a été l’accueil ?

Tout le monde nous dit que ce que l’on propose en termes de jeu est intéressant. Les staffs et spectateurs adverses apprécient le fait que nous ne refusions pas de jouer et que nous restions ouverts. Les gens sont contents que Servette soit revenu à ce niveau et surtout que l’on propose un football de cette qualité.

Un promu qui tente de prendre le jeu à son compte ce n’est pas très fréquent non ?

C’est rare et cela amène de la fraîcheur à la Super League. On se pose souvent la question de savoir ce que l’on veut faire avec le staff technique. Maintenant, notre équipe est joueuse. On a les profils pour essayer de garder le ballon et le faire circuler rapidement. Nous développons de belles attaques et c’est vrai que cela peut surprendre pour un néo-promu.

Contre Thoune dimanche, allons-nous voir le même Servette que depuis le début de la saison ?

La seule chose qui va changer est que nous allons jouer sur du synthétique. Nous allons préparer ce match en nous entraînant sur cette surface toute la semaine. Nous allons rester sur nos bases et principes de jeu et nous voulons amener le ballon proprement devant les cages adverses. On ne va pas changer notre philosophie en une semaine. On aura toujours ce côté joueur qui sied bien à nos couleurs grenat.

Tu as tout vécu au Servette FC. De la Promotion League à la Super League en passant par la Challenge League. Comment tu analyses la montée en puissance du club ?

Il y a un travail de l’ombre qui est gigantesque au niveau administratif. On sait où la direction veut aller et tout le club fait bloc sur cette voie. Des objectifs ont été fixés au moment de la reprise il y a quatre ans et nous respectons les temps de passage. Au niveau du staff technique, nous avons une vraie stabilité. Nous étions quasiment tous présent au début de l’aventure et nous sommes encore là aujourd’hui avec un ou deux ajustements. Un énorme travail a été fait pour les joueurs. La cellule de recrutement a apporté beaucoup de qualité au groupe au fil des ans. Nous avons des joueurs de grand niveau. Ce matin encore, à l’entraînement, on s’est dit avec Lionel (Pizzinat) que la qualité vue sur le terrain était incroyable. C’est à ce niveau-là que l’on peut le plus mesurer nos progrès.

Tu es passé d’un match où tu assistais Anthony Braizat contre la deuxième garniture de Sion à Tourbillon à un match contre le champion de Suisse au Wankdorf. Le saut est immense.

Il faut s’adapter. Grâce à l’histoire de ce club, nous sommes respectés partout, c’est un grand atout. Servette, ce n’est pas n’importe quel club. Même si on passe d’un match contre Sion M21 à une rencontre au Stade de Suisse contre le champion, il y a de l’émotion qui rejaillit quand notre club arrive sur le terrain. Ça se ressent. A Berne, le public nous a applaudi quand nous sommes rentrés sur le terrain pour l’échauffement. Servette est apprécié partout en Suisse.

Qu’est ce qu’on peut vous souhaiter pour cette saison ?

De prendre le plus de plaisir possible. Plus les joueurs en prendront, plus le staff sera heureux et plus le public nous suivra. On va essayer de se sauver le plus rapidement possible et ensuite qui vivra verra.