Aeby: C'est une fierté d'avoir évoluer dans un club si prestigieux
ServetteFC.ch | Publié le : 02.11.09 à 10:53
Jean-Michel Aeby a joué pendant cinq ans au Servette FC. Lorsqu’il met un terme à sa carrière de footballeur, il devient entraîneur. Lors de la saison 2005-2006, Jean-Michel dirige la première équipe du Servette FC. À la fin de cette saison, Servette est sacré champion de première ligue et le club est immédiatement promu en Challenge League.
Que pensez-vous de la création du club Hall of Fame ?
Je trouve que c’est bien. Cela permet de se souvenir des anciens joueurs qui ont porté le maillot grenat. Pour les joueurs, c’est toujours une fierté d’avoir pu évoluer dans un club si prestigieux. Grâce à ce club, nous pouvons nous retrouver entre anciens. C’est aussi l’occasion de rencontrer des joueurs que nous avons vus jouer lorsque nous étions plus jeune. C’est vraiment une bonne idée.
Qui nommeriez-vous joueur de légende du Servette FC ?
J’ai beaucoup aimé un joueur qui a démontré sur le terrain son amour pour le Club par son abnégation et le travail qu’il faisait indépendamment de son talent. Il s’agit d’Umberto Barberis. Il s’investissait toujours à 200% pour le Club. Il a souvent été déterminant et décisif dans des matches très importants. C’était un travailleur qui se donnait à fond.
Quel est votre plus beau souvenir en tant que joueur du Servette FC ?
Mon plus beau souvenir, c’est d’avoir été champion suisse en 1994. Gagner un titre ce n’est pas simple. En plus, en tant que joueur formé localement c’était un plaisir de pouvoir atteindre ce niveau et de pouvoir remporter ce championnat. C’est un souvenir inoubliable. Notre équipe était assez irrésistible dans le tour final, avec de grands joueurs.
Est-ce qu’il y a un match qui vous a particulièrement marqué ?
Je parlerai de ce fameux match de Coupe d’Europe contre les Girondins de Bordeaux. A cette époque-là, les Girondins avaient des jeunes joueurs qui débutaient leur carrière. Je pense surtout à Zinédine Zidane qui est devenu le meilleur joueur du monde par la suite. C’est un souvenir inoubliable d’avoir pu jouer contre lui. Il était déjà au-dessus des autres. Et puis, il y avait également Dugarry et Lizarazu. C’était une belle équipe de jeunes qui ont fait les beaux jours de l’équipe nationale de France plus tard. C’était un match intéressant sous l’ère Paul-Annik Weiller qui était un grand Président. Je me souviens qu’il s’était déplacé avec nous. J’en garde vraiment un bon souvenir malgré la défaite.
En tant qu’entraîneur, vous avez vécu la promotion en Challenge League, en 2006. J’imagine que c’est également un bon souvenir pour vous ?
Effectivement. Après la faillite du Club, on avait fait appel à moi. Les dirigeants de l’époque souhaitaient reformer une équipe avec des joueurs du cru ou de la région. Nous avons tout de suite eu pour objectif de monter en Challenge League. C’est vrai que nous avons connu la promotion tout de suite, mais c’était difficile. Ce n’est jamais évident de réussir une ascension et puis nous avions la pression de la première journée jusqu’aux matches de finales.
Actuellement, vous entraînez le Team NE Xamax M21. Comment cela se passe pour vous ?
J’en suis actuellement à ma deuxième saison. La première a été un peu particulière, parce qu’on m’a demandé de reprendre l’équipe de Neuchâtel Xamax pour le deuxième tour de Super League avec un objectif clair de maintien. J’ai laissé l’équipe des jeunes à Noël et nous avons réussi à relever le défi de maintenir le Club dans l’élite du football suisse. Maintenant, je suis retourné dans la formation. Je trouve que c’est bien pour un entraîneur de pouvoir travailler avec des jeunes. Cela ouvre d’autres perspectives et cela nous oblige à travailler différemment. Mon passage avec la première équipe de Neuchâtel m’a apporté de l’expérience dans mon travail d’entraîneur professionnel et je pense que cela va me servir dans la suite de ma carrière.
Pour terminer, avez-vous un mot pour les supporters servettiens ?
Qu’ils continuent à venir en nombre au stade pour soutenir le Servette FC. Il faut rester le plus positif possible en sachant que la pression est toujours importante à Genève. Je souhaite que l’équipe retrouve le plus rapidement possible la Super League. Mais il faut être patient. Tout le monde attend de retrouver le Servette FC à sa vraie place, c’est-à-dire en Super League. |
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