Schnyder: Servette doit rejouer en Super League
ServetteFC.ch | Publié le : 02.11.09 à 10:47
Marc Schnyder a porté durant toute sa carrière un seul et unique maillot : celui du Servette FC. Il ne gagne pas moins de onze trophées avec les << Grenat >>. Milieu de terrain irréprochable, Marc fait partie des joueurs qui ont marqué le club, notamment lors de la mythique épopée de 1979.
Que pensez-vous de la création du club Hall of Fame ?
Je pense que c’était nécessaire de créer ce club. Au niveau de la culture du Club, c’est très important que tous les joueurs qui ont à un moment ou un autre jouer au Servette puissent se retrouver au stade.
Qui nommeriez-vous joueur de légende du Servette FC ?
C’est difficile de n’en nommer qu’un. Il y avait des joueurs comme Dorfel qui avaient quelque chose d’exceptionnel dans leur jeu et dans leur caractère. Je pense aussi à Fatton. Je ne l’ai jamais côtoyé sur le terrain, mais c’est une légende.
Vous avez fait toute votre carrière au Servette FC. C’est une sacrée preuve d’amour ?
Je suis né à Genève, j’ai travaillé à Genève, j’ai toujours tout fait à Genève en réalité. À l’époque, nous avions des concepts de jeu qui étaient différents si l’on jouait en Suisse romande, en Suisse alémanique ou en Suisse italienne. Nous, nous étions tournés du côté français. C’est-à-dire que nous faisions un marquage en zone et pas << homme à homme >> comme en Suisse alémanique, par exemple. À Genève, on donnait plus d’importance au ballon, au jeu créatif. C’est un des aspects qui m’a donné envie de rester. J’avais beaucoup de plaisir à jouer au Servette.
Quel est votre plus beau souvenir avec le Servette FC ?
Je dirai la saison 78-79. Au niveau du souvenir, c’est quelque chose qui est énorme. Nous avions une équipe très complémentaire et forte. Si nous perdions un match, c’était certain que le week-end suivant nous n’allions pas perdre. Nous étions presque vexés d’avoir perdu. Nous avions vraiment un bon groupe sur le terrain. C’était magnifique !
Votre palmarès avec le Servette FC est impressionnant. Lequel de ces titres a été le plus dur à gagner ?
Le plus dur à gagner c’était, pour moi, le titre de champion Suisse en 1985. Je me souviens que durant cette saison, nous avons toujours été critiqués. Nous avons eu ce titre à l’arrachée. En qualité de joueur, nous avons une certaine fierté, parce que nous avons vraiment eu l’impression de devoir lutter contre tout le monde. C’est vrai que nous avons bien commencé le début de la saison, mais nous avons connu des difficultés vers la fin. Tout le monde pensait que nous serions second ou troisième au classement. En réalité, nous avons réussi à être champion. Cela grâce à la force et la volonté des joueurs.
Et au contraire, quel titre a été le plus beau à gagner ?
La Coup de Suisse est une compétition particulière. C’est un événement unique qui n’est pas comme un championnat. Je me souviens de ma première Coupe de Suisse, c’était contre Zurich, et nous avions perdu. C’est vrai que l’amertume était très forte. Nous nous sommes rendu compte que c’était une belle fête, le stade était plein et on parlait de l’événement partout. Lorsqu’on échoue, c’est très frustrant. Par contre, lorsque l’on gagne la Coupe, c’est extraordinaire. C’est comme une pyramide et lorsqu’on arrive tout en haut et qu’on est seul au sommet, c’est extraordinaire. Gagner une Coupe c’est vraiment splendide.
Pour finir, avez-vous un mot pour les supporters servettiens ?
J’ai une envie immense de voir Servette rejouer en Super League. C’est sa place. Je soutiendrai de toutes mes forces un Comité qui est prêt à investir. Dans tous les clubs où que ce soit, il y a besoin de personnes qui mettent de l’argent et qui sont passionnées par le football. Genève doit avoir une équipe qui joue les premiers rôles. |
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