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Alphonse : Je suis quelqu'un au service du collectif

Alphonse : Je suis quelqu'un au service du collectif

ServetteFC.ch | Publié le : 06.07.16 14:02
Alexandre Alphonse s'est engagé hier pour une saison avec une option pour une seconde. Si tout se passe bien, il terminera sa carrière dans la ville où il a fait ses débuts. Retrouvez sa première interview en grenat.
Alexandre, tu viens de parapher ton contrat avec le Servette FC. Quelle est ta réaction à chaud ?
Je suis content. Je rejoins un club historique du football suisse. Cela me permet de revenir à Genève, là où tout a commencé, parce que j'ai commencé à Carouge. J'ai déjà pu m'entraîner avec l'équipe il y a quelques jours de ça et j'ai pu voir qu'il y a des jeunes joueurs très talentueux. Il y a un projet derrière et j'ai envie d'en faire partie en apportant mon expérience et mon vécu.

Tu as débuté ta carrière à Genève à Carouge, et tu la termines à Genève… .
C'est un peu ça (rire). Je reviens ici, c'est symbolique. La boucle est bouclée. C'est exactement ça. Normalement si tout se passe bien, je devrais terminer ma carrière ici. C'est un beau clin d'œil au destin d'avoir débuté à Genève, d'avoir fait une belle carrière et de la terminer ici ou tout a commencé.

Tu as vécu tes meilleures années à Zurich, club que l'on affrontera cette saison. On image que ce sera un match spécial pour toi.
C'est clair que ça sera spécial. C'était les meilleurs moments de ma carrière, le club vivait aussi la période la plus faste de son histoire. On gagnait tout, on avait une très bonne équipe, on a joué des belles rencontres européennes. C'est le match que je vais chercher dans le calendrier et cocher la date.

Connaissais-tu des joueurs de l'effectif en arrivant ?
J'ai affronté quelques joueurs avant de partir de Zurich, lorsque Servette était remonté en Super League. Mais je ne les connaissais pas vraiment. Je les ai croisés sur les terrains. Je suis venu il y a quelques jours et le courant est bien passé, j'ai eu un super feeling. Je suis reparti et les gars m'ont dit "j'espère que tu vas signer, que tu vas nous rejoindre". Cela fait plaisir de sentir que l'on veut de moi, et c'est mutuel. Je suis heureux de porter le maillot grenat.

Quand on se penche sur ton parcours, tu donnes l'impression d'être un clubiste. 6 ans et demi à Zurich, 3 ans et demi à Brest… .
Oui, quand vous n'êtes pas un tricheur, quand vous êtes quelqu'un qui aime le foot et que le club et le joueur fonctionnent de la même manière, ce sont des petites choses qui font que ça marche bien et que l'on reste au club. C'est mieux ça que de changer chaque année de club, d'avoir aucune stabilité. Ce sont des choses importantes pour moi, pour ma famille. Quand tu te sens bien dans ton club, bien chez toi, que tu es bien dans ta tête, tu es meilleur sur le terrain. J'aurais pu terminer ma carrière à Zurich, j'avais une proposition pour signer 5 ans, mais j'avais l'occasion de découvrir la Ligue 1 et ça me tenait à cœur. J'ai choisi de retourner en France, j'ai eu cette expérience. Je suis resté 4 ans à Brest qui est un club familial. Le club a connu une descente, mais je m'y sentais vraiment bien. J'ai toujours eu une bonne relation avec les clubs ou j'ai joué, je suis sûr que ça se passera bien au Servette aussi.

Quels sont tes caractéristiques sur un terrain?
Je suis capable de marquer des buts, même si je ne suis pas un vrai numéro 9. Je suis un joueur qui joue en équipe. Je suis là pour bonifier mes coéquipiers, bonifier le jeu de mon équipe. Je suis capable d'évoluer à plusieurs postes et je vais amener cette expérience car on a beaucoup de jeunes. Ils ont besoin d'être encadrés. Rendre mon équipe meilleure, marquer des buts quand il faut marquer et si on ne marque pas il faut être décisif en faisant une passe. Je suis quelqu'un au service du collectif, je n'ai jamais pensé en tant qu'individu, j'ai toujours pensé en équipe et j'ai obtenu des résultats comme ça. Je vais amener aussi cet état d'esprit.

Tu as débuté à Genève, tu étais le petit jeune. Tu reviens et tu es l'ancien. Te sens-tu investi d'une mission par rapport aux jeunes ?
Bien sûr et je ne serai pas le seul. Il y a des joueurs comme Tibert (Pont), Mat (Vitkieviez), Patrik (Baumann) qui ont ce rôle. Je sais que j'aurai ce rôle pour encadrer ces jeunes pour leur dire "j'ai commencé le foot j'avais votre âge. J'ai eu une carrière parce que j'avais envie de jouer, de prendre du plaisir, de travailler et parce que j'écoutais les anciens. On a besoin d'expérience, d'être à l'écoute des anciens en plus de notre fougue, de notre jeunesse. C'est un mélange de tout ça qui m'a fait atteindre le haut niveau. Je ne dirais pas que je me sens investi d'une mission, mais c'est une responsabilité qui découlera tout naturellement. J'ai envie de leur dire de bosser, bosser, bosser et un jour vous atteindrez les objectifs que vous vous êtes fixés.