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J-19 Barea: Les deux équipes représentent dignement le football romand
ServetteFC.ch | Publié le : 07.09.10 à 09:58
Retrouvez chaque jour jusqu'au 25 septembre une interview d'une personnalité du Servette FC ayant participé au derby Servette FC - Lausanne-Sport. Aujourd'hui, J-19, nous retrouvons Eddy Barea qui a notamment été Champion Suisse en 1994 et 1999 et qui a obtenu la promotion en Challenge League en 2006.
Le 25 septembre 2010, le Servette FC accueille le FC Lausanne-Sport dans ce qui devrait être le match au sommet de Challenge League. Que cela vous inspire-t-il ?
Que du positif ! Il y a actuellement deux représentants romands en Super League avec Sion et Xamax mais historiquement il y a en a toujours eu trois ou quatre. Servette est le plus titré des clubs romands, le second plus titré de Suisse et les derbies Servette-Lausanne font partie des plus belles affiches romandes. Lorsque je jouais c’était plutôt le derby Servette-Sion qui prenait le dessus mais historiquement cela reste Servette-Lausanne le gros derby. Les deux équipes représentent dignement le football romand et j’espère que les deux équipes rejoindront la Super League
surtout Servette !
Les matches contre Lausanne étaient-ils des matches spéciaux ?
Oui toujours ! C’était un contexte et une ambiance particulière. J’en ai connu un
festif le 2 juin 1999 contre Lausanne, à Lausanne. On était pas forcément favoris, Lausanne était sur une lancée positive et jouait mieux que nous depuis quelques matches mais on a réussi une prestation hors du commun dans ce match décisif. Comme souvent dans ce genre de match, une équipe sort la tête de l’eau et l’autre coule. Mais je me souviens aussi de très beau derbies aux Charmilles avec plein de monde, je garde que de très beaux souvenirs. En Challenge League également je me rappelle d’une victoire 4-3 alors qu’on était mené 0-3 avec un Esteban étincelant.
Lausanne-Sport effectue un magnifique parcours en championnat et en Coupe d'Europe, le Servette FC aligne les bons résultats depuis le début 2010. Quels sont les raisons de ce renouveau du football lémanique ?
Servette, d’un point de vue global s’est structuré avec le Président Pishyar. Il a mis en place un entraîneur qui fait l’unanimité tant auprès des joueurs, du staff et de la presse. M. Alves a amené son professionnalisme avec son immense bagage acquis au Portugal. Il a donné une autre dimension qui manquait à Servette. Lausanne, j’ai un peu plus de peine à me prononcer sur les raisons de leur succès. L’arrivée de Celestini je dirais. Depuis qu’il est là, il y a comme un souffle nouveau assez incroyable qui habite les Lausannois. Peut-être que sa simple présence draine des sponsors, des spectateurs et galvanise ses coéquipiers. Il y a bien évidemment la touche de Rueda et une bonne campagne de transferts. Servette a également réussi une bonne campagne de transferts malgré la perte de joueurs importants. Le Club a su consolider le groupe avec des arrivées réfléchies en privilégiant la qualité.
Vous avez évolué de 1987 à 1999 au Servette FC puis de 2006 à 2007, quel souvenir gardez-vous de votre période en Grenat ?
Je garde les plus beaux souvenirs de ma carrière footballistique. Quand je suis arrivé au Servette en junior en provenance d’un petit club de la ville c’était déjà une immense fierté. Ensuite j’ai gravi les échelons des équipes juniors, je me suis retrouvé en espoir et un beau jour l’entraîneur de la première équipe est venu me voir et m’a dit "L’an prochain tu intègres l’équipe". Là je me suis dit que j’allais mettre mes études de côté un ou deux ans pour tenter ma chance. Même si mes débuts n’étaient pas tonitruants, à force d’abnégation mes prestations étaient suffisamment satisfaisantes pour prolonger. Au Servette c’était toujours spécial, on avait jamais deux saisons identiques, on alternait les hauts avec des titres et des bas avec le tour de relégation. L’arrivée de Canal+ a apporté une certaine stabilité. Ils ont complètement revisité les structures du club, ils ont professionnalisé la maison de fond en comble. Du masseur au Directeur Général, chacun avait une tâche bien définie et Servette s’est stabilisé dans le premier tiers du classement avec notamment le titre en 1999. J’ai également eu l’immense bonheur d’avoir connu le Président Weiller qui était une figure qui m’a marqué, c’était un grand monsieur avec d’immenses qualités humaines. Il avait cette passion assez folle pour ce club et cette ville.
Continuez-vous à suivre de près ou de loin les résultats du Servette FC ?
Je suis toujours les résultats avec attention mais je ne me rends pas aussi souvent que je souhaiterais au Stade, cela me manque, je m’en veux mais nous avons déjà prévu avec mes amis de nous rendre au Stade le 25 septembre pour aller voir le derby.
Etes-vous encore en contact avec d'anciens Servettiens ? Avez-vous gardé des amitiés au Servette FC ?
On est un groupe d’amis avec qui on essaie d’aller manger ensemble une fois tous les mois ou tous les deux mois avec Denis Duchosal, Pascal Marguerat, Philippe Cravero, Alain Casalino et Alfredo Mosca qui ont tous été soit joueur au club, soit dans l’entourage du club, certains y sont encore. On se voit et on fait le bilan du football genevois autour d’une bonne assiette (rire).
Que devenez-vous aujourd'hui ?
Je travaille à l’UBS.
PRELOCATIONS SERVETTE FC - FC LAUSANNE-SPORT
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